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27 novembre 2009 Sortie avec la compagnie des ânes Artcile Est Républicain du 02 Décembre 2009 Deux fois par mois,la Compagnie de ânes accueille des jeunes non et mal voyant du centre de Santifontaine. Le but est de découvrir les différentes saisons et favoriser une certaine autonomie à travers le contact avec les animaux. Quand les jeunes arrivent, ils nourrissent les poules, puis ils apportent du foin aux chèvres. Ensuite en fonction du temps, on prépare les ânes et comme vendredi dernier suite aux travaux menés actuellement dans les chemins le groupe est parti directement en forêt avec les ânes pour découvrir cet environnement avec des essais de musique verte. "Nous accueillons cinq jeunes : Sarah, Jérémy, Corentin, Fabien et Tanguy. Malgrè quelques réticences au départ, aujourd'hui les enfants ont pris contact avec les animaux à l'exception de Tanguy qui, malgrè tout, accepte de tenir la sangle du bat pour pouvoir marcher derrière". Le président Samy Alais confie : "Les ânes sont très à l'écoute de ce qui les entoure et leur comportement avec ce public s'en trouve également modifié, ils font preuve de plus de douceur et de patience, l'intérêt d'un tel projet sur l'année est également de prendre conscience des saisons et nous avons profité de l'automne avec tous les fruits que les vergers peuvent offrir". A chaque sortie, il y a des dégustations de jus de fruits, de fruits séchés ou de fromages... L'hiver arrive avec de nouvelles choses à découvrir puis viendra le printemps avec les naissances et une multitude de nouveaux sons. C'est un projet construit avec Marielle et Anne-Marie, les éducatrices qui les encadrent. Renseignements complémentaires sur la Compagnie des ânes auprès de Samy Alais au 02.82.13.29.16. 24 octobre 2009 Aveugles, mais pas seulement... Article Est Républicain du 24 octobre 2009 Un
tiers des élèves mal ou non-voyants de Santifontaine cumule les
déficiences. Nadine Morano a choisi le centre nancéien pour
officialiser son schéma sur les handicaps rares. "Moi,
je voulais voir les enfants!", spuffle-t-elle impatiente à l'oreille de
sa guide. C'est que la Ministre n'est pas sans connaître l'importance
d'une image. Elle le sait, sa photo associée à celle d'Alexandre la
guidant du bout de sa canne blanche, ou le portrait de Jérémy et Fatma
lui expliquant comment on jour aux petits chevaux pour aveugles saura
symboliser la grande cause qui l'emmène à Santifontaine. Néanmoins,
avant de rencontrer les enfants, la Secrétaire d'État à la Famille et à
la Solidarité devra d'abord faire le tour des locaux du Centre
d'Education pour Déficients Visuels (CEDV), et écouter sagement les
diverses explications. Le centre, il est vrai, avait une carte à jouer en l'accueillant hier, alors qu'elle s'apprêtait à officialiser son schéma pour les handicaps rares. Car, marmi toutes les mesures que les 35 Millions d'Euros devraient favoriser, figure celle de la création d'équipes-relais régionales. Et le CEDV de Santifontaine, à Nancy, compte bien postuler à ce nouveau rôle, dans l'hypothèse d'une alliance avec l'institut nationale des jeunes sourds de Metz. Prise en charge individuelle Pour
rappel en effet, le handicap rare désigne l'association de plusieurs
handicaps touchant une même personne. Dont la surdité combinée à la
cécité. Ce n'est là malheureusement qu'un exemple, les associations en
la matière étant illimitées.Le domaine de Santifontaine peut d'ailleurs en témoigner : sur 150 personnes accueillies en son sein, une quarantaine souffre de déficiences multiples. "Aux problèmes visuels peuvent être associés des troubles du comportement de type autistique, par exemple, ou des déficiences mentales", confirme le Dr Manet, responsable du service médical. Elle évoque ainsi le cas d'un jeune patient atteint du syndrome de Bardet Biedl, qui cumule retard mental, trouble de la vue et maladresse de la main. ce qui n'est pas sans oublier les obstacles, notamment dans l'apprentissage du braille. "Le handicap rare nécessite des techniques tout à fait appropriées", reprend le médecin. "Une véritable individualisation des prises en charge et une grande collaboration entre les coeurs de métier. L'orthoptiste qui se met d'accord avec le moniteur de sport, etc." Personnel très formé et expérimenté fortement conseillé... Téléagrandisseur La
visiteuse de prestige a pu prendre la mesures des efforts
"remarquables" réalisés par l'établissement en ce sens. Depuis la
ludothèque, l'étonnant espace de stimulation sensorielle (snoezelen),
le cabinet de l'orthoptiste (où Madame Morano ne se prive pas d'essayer
les étranges lunettes de mise en situation) jusqu'à la salle
d'autonomie de la vie journalière.Un lieu garni d'astuces dans lequel les enfants apprennent à distinguer un billet de 10 euros d'un billet de 20 du bout des doigts, à se familiariser avec une balance parlante, avec des commandes enrelief d'une machine à laver ou encore avec le téléagrandisseur. "Parce que l'objectif final, c'est qu'ils trouvent leur place dans la société", rappelle au passage Jeanne-Marie Laurent, la présidente du CEDV. "On le leur dit bien : vous vivez dans un monde de voyants, il va falloir vous y faire. Mais nous, on va vous donner les moyens de vous y faire!" Le jeune Alexandre s'y fait peu à peu, tout fier de raconter à la ministre qu'il peut désormais sortir seul dans le quartier. Le bras de Mme Morano sur les épaules, il lui en fait la démonstration. Lui aussi souffre d'unhandicap rare. on considère qu'une personne sur 10 000 en France en est affligée. La rareté est donc bien attestée. Ce qui ne justifie pas qu'on puisse l'ignorer. Lysiane GANOUSSE. 23 octobre 2009 Un plan pour les handicapés rares Article Est Républicain du 23 octobre 2009 Nadine
Morano, secrétaire d'État à la Famille et à la Solidarité visite
aujourd'hui le centre d'éducation pour déficients visuels de Nancy. A
l'occasion de son déplacement au centre de Santifontaine, Nadine Morano
insitera sur la volonté du gouvernement à mettre en oeuvre la loi de
2005 sur le handicap pour "n'oublier personne" et annoncera un plan de
35 millions d'euros.-Vous êtes aujourd'hui au centre de Santifontaine à Nancy pour présenter le Schéma national 2009-2013 pour le handicap rare. Que recouvre-t-il ? -La loi de 2005 sur le handicap prévoyait cette mise en oeuvre et nous le faisons. C'est une première et ce schéma concerne entre autres les quelques 20.000 personnes atteintes de déficiences cumulées, celles qui multiplient l'importance du handicap et exigent une prise en charge spécifique et compléxe. Pour y répondre, le schéma prévoit un financement de 35 millions d'euros dont une première tranche est incluse dans le projet de loi sur le financement de la sécuirité sociale pour 2010. -Quels sont les objectifs de ce Schéma national? -Je veux d'abord insister sur le fait que le handicap concerne tout le monde et que la loi de 2005 a eu pour ambition de permettre une intégration totale et citoyenne des handicapés, qu'il s'agisse de scolarité, d'accessibilité et bien sûr de dignité. Dans le cas du handicap rare, nous voulons mieux informer les parents et augmenter les moyens, en termes de quantité et aussi de qualité. -Sur quoi ces moyens accrus porteront-ils? -Trois centres de ressources nationaux sur les handicaps rares existent à Poitiers (pour les sourds et aveugles), à Lille (multi-handicapés), à Paris (dysphasiques). Nous allons consacrer 3 millions d'euros au renforcement de ces centres et à la création de deux nouveaux, l'un pour l'épilepsie, l'autre, pour les troubles du comportement sévères. Pour mieux connaître ces populations en difficulté et leurs besoins, une étude qualitative, d'un montant de 800 000 € va être lancée. -Vous avez également prévu des actions ciblées... -Le schéma national programme la création de 300 nouvelles places en maisons d'accueil spécialisées. C'est ce qui coûtera le plus cher, 27 millions d'euros, mais c'est très important pour les familles. Pour démultiplier l'accompagenment professionnel dans les centres locaux, comme celui de Santifontaine, nous allons créer des équipes relais régionales qui interviendront partout. cela pour un budget de 2 millions d'euros. -Ces mesurent sont-elles à la hauteur de votre enthousiasme? -le gouvernement doit répondre aux objectifs de la loi de 2005 en y consacrant les moyens nécessaires. C'est notre devoir que d'être solidaire des plus fragiles d'entre nous. A travers ce schéma national consacré au handicap rare, c'est une étape supplémentaire qui démontre notre volonté de n'oublier personne. Propos recueillis par Chantal Didier. 9 octobre 2009 "Les
Lions Club du monde entier sont toujours prêts à aider les aveugles et
déficients visuels. Il ne faut jamais oublier que ce sont eux qui sont
à l'origine de la canne blanche des aveugles; Alors aujourd'hui nous
sommes totalementdans le sens de l'histoire", commente l'un des responsables du Lions Club Nancy Portes d'Or.Un chèque pour les jeunes aveugles Article Est Républicain du 10 octobre 2009 L'homme s'est exprimé alors qu'il procédait avec ses amis à la remise d'un chèque à une association d'aide aux aveugles. En effet, en partenariat avec le culb allemand jumelé de Franckfort, Le Frankfurt Paul S. Kirche, le club nancéien offre un chèque de 4.000€ à la Fondation des jeunes aveugles de Nancy, qui se trouve rue de Santifontaine. Une somme que la Fondation a déjà employée pour la mise en place et l'équipement de la ludothèque, destinée aux plus petits et aux plus jeunes de ces aveugles et déficients visuels dont la fondation s'occupe. Est également en réalisation d'un jardin des sens, qui permettra à tous de développer les autres sens tactiles ou odorat et toucher, afin de compenser la vue qui leur fait défaut... L'éveil des sens est en effet l'un des bons moyens pour que chacun des aveugles ou déficients visuels puisse participer pleinement à la vie qui les entoure. | ||||
Santifontaine C.E.D.V. - 8, rue de Santifontaine - BP 3724 - 54098 NANCY CEDEX Tél : 03 83 90 88 00 - Fax : 03 83 90 25 70 |
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